Le Petit Train d'Auteuil de Claude d'Esplas
Du Voyage au bout de la Nuit (Céline) en passant par La Bête Humaine (Zola) Verlaine et Les Goncourts.
Sur l’échiquier des Squares de la grande marelle parisienne, à cloche-jambe, à cloche- pied, on atteignait parfois le Ciel du Bois de Boulogne. Mais pour arriver là, il fallait marcher, marcher toujours, marcher encore, du square des Epinettes au square Carpeaux, du Moulin Rouge au Moulin d’Auteuil, du Monoprix de la Fourche au Prisunic Mozart, du cimetière Montmartre au cimetière de Passy, du collège de la rue de Rome au "misérable lycée lointain ", en quête de ces cimes où – paraît-il – l’air est plus pur ; et tout ça parce que le berger cherche toujours le mouton, comme s’en plaignait tristement le grand-oncle Felip, et que le mouton ne cherche jamais le berger, comme le constatait narquoisement le grand-oncle Cartou. Et puis, quand nos jambes grêles ne pouvaient plus nous porter, alors on prenait le petit train d’Auteuil…
Pour en savoir plus : ADG-PARIS
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